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arménie
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instrument
de musique
instrument de musique traditionnel arménien
>> instrument à cordes
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Târ
(collection privée : Rost) |
târ
(tâgh)
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description organologique
Instrument à
cordes pincées, le târ a comme le kamantcha, un corps monoxyle en bois
de mûrier, recouvert par une table d’harmonie double en peau de poisson.
Ce corps est échancré au tiers de sa longueur, permettent la nette
séparation de la table dont la partie inférieur, la plus grande,
supporte le chevalet. Luth à manche long, le târ a un nombre de cordes
variables : de 5 à 14. Le modèle le plus courant de târ arménien a 11
cordes ; 3 couplées mélodiques et 5 sympathiques pouvant jouer le rôle
de bourdon en étant pincées ou juste résonné sur les notes importantes.
Manche et tête sont d’une seule pièce. Sur la tête sont fixées de
grosses chevilles rondes et sur le manche sont enroulés des fils de
boyaux (parfois de nylon) qui forment les frettes et sont déplaçables.
Un petit plectre très dur sert à pincer les cordes près du chevalet, la
sonorité du târ est très métallique.
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histoire & jeu
Le mot târ
signifie « corde » en persan. Apparu au 17è siècle au nord-ouest de la
Perse, il est héritier d’une ancienne famille de luths à manche long et
à table d’harmonie en peau. Le târ persan diffère du târ arménien sur
quelques points mais surtout dans sa tenue. En Arménie, l’instrument est
porté sur les bras devant la poitrine alors qu’en Iran le târ est joué
assis, posé sur les genoux.
Instrument soliste apprécié des achoughs, le târ était jusqu’au début du
20è siècle peu utilisé. Il occupe aujourd’hui une place de choix dans la
musique instrumentale et sa sonorité caractéristique est un des éléments
spécifiques du « son » d’un ensemble arménien. |
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