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instrument
de musique
instrument de musique traditionnel arménien
>> instrument à cordes
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SAZ
()
>> description organologique
C’est un luth à manche long qui existe en plusieurs tailles différentes.
Le corps est monoxyle, taillé dans un morceau de bois assez tendre puis
gougé pour former une caisse de résonance. Dessus est collée une table
de sapin en une seule partie, légèrement bombée et sans orifice. A
l’extrémité mince du corps piriforme est fixée le long manche par
l’intermédiaire d’une double entaille et à l’autre extrémité,
une petite plaque triangulaire en corne sert à recevoir et à fixer les
cordes au bas de l’instrument. Sur le manche, sont fixées des frettes
mobiles en boyau ou en nylon, permettant d’accorder l’instrument au
mode choisi.
Les
six cordes regroupées en en trois chœurs sont fixées par enroulement
autour de chevilles sur la tête de l’instrument.
>> histoire & jeu
Le saz est un des représentants actuels de la
famille des luths à manche long, dont l'origine est très ancienne, ce
type d'instruments nous étant connu dès le premier millénaire avant J.
C. Son ascendant direct semble être la tanbur du Khorassan, instrument
persan dont AI-Farabi se servit au 10e siècle pour régler le système
modal musulman, d'après les théories pythagoriciennes et les systèmes
persans. Répandu depuis I’Asie Centrale, jusqu’a la Grèce (le
bouzouki est un des membres de la famille) il est utilisé en Arménie
sous le nom turc de saz. Ce mot est en fait d'utilisation populaire pour désigner
l'instrument, saz signifiant littéralement « instrument de musique ».
C’est son immense popularité qui a fait prendre ce nom pour cet
instrument en particulier.
Il est à noter qu’en Iran, cet instrument ne subsiste que sous la
taille la plus petite, et comme instrument par excellence de la musique
classique persane, sous le nom de « seh-tar ».
En
Arménie, le petit et le moyen saz sont employés pour accompagner les
chants des goussans populaires, mais peu utilisés dans les ensembles (joué
de manière mélodique, note par note), du fait de leur faible volume
sonore. Alors que les ménestrels s’accompagnant jouent plutôt avec une
technique de « rasgueado », brossant toutes les cordes avec un
souple médiator appelé « mezrab ».
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